2026-05-31

Alphonso Davies retrouvera ses coéquipiers lundi à Edmonton, sa ville natale, en vue du match amical du Canada contre l'Ouzbékistan au stade du Commonwealth. Le capitaine de 25 ans, blessé à un ischiojambier lors d'une demi-finale de la Ligue des champions avec le Bayern Munich plus tôt en mai, demeure toutefois incertain pour le match d'ouverture du Mondial 2026 contre la Bosnie-Herzégovine, prévu le 12 juin à Toronto, selon Radio-Canada. Sa réintégration au groupe coïncide avec la fin du camp tenu à Charlotte, en Caroline du Nord.
L'entraîneur Jesse Marsch a indiqué à Radio-Canada qu'il ne s'attendait pas à ce que Davies soit prêt pour le duel contre les Bosniens, tout en se montrant confiant pour la suite du parcours canadien dans le groupe B. La récidive musculaire du Bavarois s'ajoute à une première alerte aux ischiojambiers, en mars, qui l'avait éloigné des matchs amicaux contre l'Islande et la Tunisie. Deux autres défenseurs, Alistair Johnston et Moïse Bombito, reviennent eux aussi au jeu après des soucis physiques, le premier à un ischiojambier, le second au tibia.
Le match contre l'Ouzbékistan sera disputé le 1er juin 2026 au stade du Commonwealth, le plus grand stade à ciel ouvert au Canada avec une capacité de plus de 55 000 spectateurs, selon Canada Soccer. Le coup d'envoi est fixé à 19 h, heure des Rocheuses, ce qui correspond à 21 h, heure de l'Est, d'après MLSsoccer.com. La rencontre sera diffusée au pays par RDS, TSN et OneSoccer, un trio qui couvrira aussi le passage de l'équipe à Montréal le 5 juin face à l'Irlande. Pour les partisans qui veulent caler leurs prochaines soirées télé autour de la fenêtre de juin, le calendrier officiel de Cup26 recense tous les rendez-vous canadiens.
Pour la route vers 2026, ce passage à Edmonton compte parce que la fenêtre de juin est la dernière occasion d'intégrer des inclusions tardives à un onze qui devra exister dès le premier coup de sifflet. Le format à 48 équipes accorde au Canada une marge d'erreur plus mince qu'en 2022 dans la phase de groupes, car la différence de buts dans les scénarios à trois pèse davantage qu'auparavant. Le portrait du pays hôte est tracé dans le dossier hôte sur Vancouver, charnière du Mondial canadien, qui resitue Edmonton comme escale logistique et émotionnelle entre les noyaux ontarien et britanno-colombien du tournoi.
La présence de Davies pèse lourd dans l'équilibre tactique du Canada. Latéral converti en arme offensive, son retour conditionne la posture défensive choisie contre la Bosnie, la Suisse et le Qatar, les trois rivaux canadiens du groupe B selon MLSsoccer.com. Sa réintégration progressive à Edmonton suggère un calendrier prudent, avec un retour au jeu graduel plutôt qu'une rentrée immédiate. Les amateurs qui veulent suivre chaque minute de la préparation, à la télé comme en diffusion en continu, auront intérêt à consulter le guide de visionnement de Cup26 avant le coup d'envoi.
Devant le filet, Marsch a annoncé en marge du camp que Maxime Crépeau et Dayne St. Clair partageront le travail à parts égales contre l'Ouzbékistan, chacun disputant 45 minutes, comme l'a rapporté TSN. Owen Goodman, basé à Charlotte, complète le trio de gardiens. Tajon Buchanan, dont l'expulsion contre la Tunisie a été ramenée en appel à un match de suspension déjà purgé, sera disponible pour les rencontres contre l'Ouzbékistan et l'Irlande, selon le même réseau. Marsch veut aussi maximiser l'apport de Jonathan David et de Stephen Eustáquio, deux pièces centrales du onze type.
La fenêtre de juin se conclura à Montréal le 5 juin face à l'Irlande, avant l'ouverture du tournoi le 12 juin contre la Bosnie-Herzégovine à Toronto. Le Canada, 27e au classement mondial de la FIFA selon RDS, affronte un adversaire ouzbek classé 50e et qui disputera la première Coupe du monde de son histoire. RDS rappelle que la dernière sortie canadienne à Edmonton remonte à novembre 2022, une victoire de 2 à 1 contre le Mexique en qualifications, devant 44 212 spectateurs, ce qui place la barre d'ambiance haute pour lundi soir.
Edmonton offrira donc à Davies un cadre familier pour reprendre contact avec le maillot national, sans la pression du résultat. La séquence Edmonton, Montréal puis Toronto trace une diagonale qui dit beaucoup sur l'identité du tournoi: un pays-hôte qui veut être vu d'un océan à l'autre avant que le ballon ne roule pour de vrai. Pour les partisans qui peaufinent leur routine de visionnement, jongler entre antenne traditionnelle et plateformes en continu fera partie du quotidien dès les amicaux.