2026-06-02
L'Équipe nationale masculine canadienne bouclera vendredi son chemin vers le Mondial 2026 par un match amical contre la République d'Irlande au Stade Saputo de Montréal, coup d'envoi prévu à 19h30. Cette rencontre conclut la série d'envoi annoncée par Canada Soccer en février, après les passages à Toronto contre l'Islande et la Tunisie, puis à Edmonton face à l'Ouzbékistan. C'est la dernière occasion pour les partisans canadiens de voir l'équipe à domicile avant le tournoi, et le décor choisi est celui de Montréal, fief du CF Montréal et théâtre francophone du soccer canadien.
La troupe de Jesse Marsch arrive en confiance après sa victoire de 2 à 0 face à l'Ouzbékistan au Stade du Commonwealth lundi soir, à Edmonton. Jonathan Osorio a ouvert la marque à la 58e minute, et Jayden Nelson a doublé l'écart dans le temps additionnel de la seconde demie. Le Canada, 29e au classement FIFA, reste donc invaincu dans son cycle d'envoi, et abordera Montréal avec un onze déjà rodé.
Le sélectionneur a insisté sur la dimension symbolique du rendez-vous montréalais. «Jouer notre dernier match à Montréal, devant les partisans canadiens, nous donne la chance de sentir toute l'énergie du pays derrière nous avant d'amorcer la Coupe du Monde», a déclaré Marsch dans le communiqué officiel de Canada Soccer. Le Stade Saputo, qui compte 19 619 places, sera plein à craquer dans une ville où la culture du soccer s'enracine depuis des décennies. À l'échelle nationale, le récit d'accueil du Mondial se construit aussi à Vancouver, l'une des villes hôtes canadiennes du Mondial 2026, où le Canada disputera ses deux derniers matchs de groupe.
Pour la route vers 2026, ce match compte parce que la fenêtre d'intégration se referme. Les ouvertures de camp à la fin mai constituent la dernière occasion d'intégrer des inclusions tardives à la sélection, et l'horloge tourne plus vite qu'il n'y paraît. Avec le coup d'envoi du tournoi prévu une semaine plus tard, chaque minute jouée à Montréal sert à arrêter un onze partant, à tester une rotation, à régler les automatismes qui décideront du parcours dans le Groupe A.
L'adversaire de vendredi se présente avec ses propres enjeux. Dirigée par Heimir Hallgrimsson, l'Irlande, 59e au classement FIFA, a dû passer par les barrages européens pour se qualifier au Mondial, et arrive donc à Montréal sans la pression du favori, mais avec l'urgence d'une équipe qui peaufine encore ses repères. Pour le Canada, c'est un test calibré, ni trop léger comme un sparring, ni trop lourd comme une rivale de poule.
Pour les partisans qui cherchent encore à se rendre au Stade Saputo, la fenêtre se referme rapidement à mesure que le coup d'envoi approche, et plusieurs options de transport et d'hébergement de dernière minute restent à considérer dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Ceux qui ne pourront assister sur place suivront la rencontre par les diffuseurs canadiens habituels, RDS, TSN et OneSoccer ayant assuré la couverture des envois précédents.
Après Montréal, la troupe de Marsch mettra le cap sur Toronto. Le Canada amorcera son tournoi le 12 juin au BMO Field contre le vainqueur d'une voie de barrage de l'UEFA, avant d'enchaîner contre le Qatar, 56e, et la Suisse, 18e, à Vancouver les 18 et 24 juin. Le Groupe A se jouera donc dans deux des trois pôles canadiens du Mondial, et la rampe de lancement passe par le Saputo. Le calendrier complet du Mondial et la liste des stades hôtes restent à portée de clic pour planifier la suite.